i love monsters
Vous avez sûrement déjà remarqué à quel point, dans les moments de doute, on se reportait sur ce qui faisait notre bonheur lorsqu’on était un peu plus jeune. Cela rassure, on est en terrain connu. Et bien moi j’aime les monstres, et je dévore régulièrement des récits qui parlent de créatures mythiques, volantes, rampantes, intelligentes ou autres. Surtout quand il s’agit de grosses bêtes tirées des bouquins de Donjons et Dragons, jeu dont je suis fan absolu (D&D freak, comme diraient les anglais). Voici, pour illustrer le titre de ce bulletin, une petite vidéo qui, je dois vous le concéder, m’a fait rêver durant quelques minutes. Le jeu sera peut-être minable, mais peu importe, il y a des monstres. Et puisque nous sommes dedans, je vous montre deux autres petites vidéos D&D qui m’ont fait trépigner lorsque je les ai vues. Voici L’une et voilà l’autre.
Medieval Pulp: it is my next book project, mature sword and sorcery with no dwarves, elfs or rainbows. It’s more like Weird Tales meets Hammer movies, told by Barry Gifford. If that makes sense.
Je suis devenu fou de mon appareil instantané. Pour les curieux de technique, il s’agit d’un Fuji Instax 7s, qui utilise des cartouches de films Fuji 800. La marque fabrique également des appareils pour Polaroid. Ce sont exactement les mêmes, hormis le nom dessus qui change (quelle ingéniosité). Donc, les films P300 pour ces Polaroids fonctionnent dans les Fuji Instax car ils sont du même format, et inversement. On peut acquérir tout ça sur amazon, ebay, mais évitez les magasins à la urban outfitters, lomography stores ou les boutiques de hipsters des quartiers à la mode, ils vous factureront le double avec un grand sourire. EDIT: j’ai depuis investi dans un mini 25 (le même appareil mais automatique) et le 210 wide, qui prend des photos format polaroids, avec un rendu vraiment appréciable (toujours film Fuji 800).
Finalement, ce genre d’appareil est peut-être celui qui est le plus en phase avec son époque: instantané, tout est là. Dans cette époque d’emballement, tout est récupéré sur internet, les faits et photos, sans vérification. Il faut que ça aille vite, le maître mot c’est “viral”, et si la toile répand le virus, c’est bon signe. Curieuse époque où tout est dans l’immédiateté, sans recul pour juger de la véracité des choses. La photographie instantanée superpose cette vitesse nécessaire à l’époque, comme témoin immédiat (in media res), mais elle s’empêche elle-même de réfuter son objet photographié car il est permanent, imprimé pour toujours car argentique. Seul le numérique permet la transformation et donc possiblement le déni. La photographie instantanée se pose en chose vraie et sincère, pour le meilleur comme pour le pire. Je suis comme un témoin qui restitue immédiatement ce que je vois, grâce à un mini laboratoire portatif. Comme un vendeur ambulant de miracles au farwest, je transporte avec moi tout mon bric à brac. C’est quand même sympathique je trouve.
Vous pouvez trouver le résultat de ces expérimentations sur mon flickr.